Bonjour à tous;

  • Les 30 années d’actions que nous avons menées au Mali nous ont amenés à avoir des préférences, des goûts, des choix, parce qu’on a aimé les villages où nous sommes passés, parce qu’on y a rencontré des gens extraordinaires qui travaillaient d’abord, qui s’aidaient eux-mêmes, et qui  ne demandaient rien ni personne. Et puis on a aimé leurs villages, les  paysages, leur organisation. Bref, on a adoré.
  • Et puis il y a le pays Dogon : quiconque a visité cette région une seule fois, a éprouvé des sensations particulières sur tous les arguments qui précèdent .

Alors nous sommes restés, et bien sûr revenus.

Nos moyens n’étant pas illimités, on se contentera donc de cette liste de villages, et de cette région du Pays Dogon. 

Pourquoi « parrainage » .. ?

  • Parce que travailler au Mali dans un village nous paraissait un niveau de coopération très insuffisant. Nous sommes tous natifs de la Baie du Mont Saint Michel, de Granville à Saint Malo, en passant par le Mont Saint Michel, donc bretonne et normande. Mettre en relation amicale une commune de la Baie avec une commune du Pays Dogon nous paraissait une idée aussi simple que révolutionnaire …

Pourquoi le Pays Dogon .. ?

  • D’abord, et historiquement parlant, parce que j’ai eu l’occasion de le visiter plusieurs fois, depuis 1993 à nos jours, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, et que j’en suis un peu tombé amoureux. Il faut dire que j’y ai vu des paysages extraordinaires, des gens adorables, vrais, amoureux de leur terre, avec une richesse de vie quotidienne, qui m’ont réellement enthousiasmé.  Cela aide quand vient le temps de la décision ..
  • Mais surtout parce que ce fameux et exceptionnel pays Dogon fut découvert en 1931 par M. Marcel GRIAULE, un français né en 1898, mort en 1956, avec une cérémonie funéraire au pays dogon, digne des plus grands notables, alors que la dépouille de Marcel était inhumée en France, à Boulogne-Billancourt. Lors de son périple de Dakar à Djibouti, il fit escale au Pays Dogon dont il tomba amoureux, et y passa le plus clair de son temps en qualité d’ethnologue, premier titulaire d’une chaire d’ethnologie en Sorbonne en  1943. Un vrai pionnier. Au Mali, on dit  “un grand quelqu’un” …
  • Sa fille Geneviève CALAME-GRIAULE [ 1927 – 2013 ] prit la relève, et deviendra directrice de recherche au CNRS, consacrant aussi sa vie au Pays Dogon, étudiant notamment les 43 langues et dialectes dogons. Mais pas seulement .. Et cela s’est poursuivi avec le fils de Geneviève, donc petit fils de Marcel, né quelques mois après le décès de Marcel,  considéré alors par les dogons comme son fils spirituel et quasi « successeur spirituel » du maitre chez les dogons. Il s’agit de l’ami François CALAME, car François fut un ami personnel  bien avant de devenir un tapamien notoire. Il est donc  naturellement devenu le « parrain » du projet de notre ONG Tapama dans les relations de la Baie du Mt St Michel avec le Pays Dogon. Le destin est ainsi fait ..  pourquoi  s’y opposer  quand il nous est offert sur un plateau .. ?

Et voilà, le décor est planté.

Tout est prêt pour que le projet grandisse.

  • Il fallait un premier pas :  Comment ne pas le proposer d’abord et avant tout aux capitales respectives que sont AVRANCHES (50)  pour la baie du Mt St Michel  normande, et BANDIAGARA pour le Pays Dogon.
  • Premier pas réussi ( voir ci-après les pages  Avranches  et  Bandiagara ).

Et demain .. ?

Comment avancera ce beau projet .. ?

Nous en sommes historiquement au tout début, aux premiers pas .. c’est l’avenir qui nous le dira, ce sont nos enfants et petits- enfants qui feront pousser la graine … chaque jour est un pas vers d’autres parrainages, offrant aux enfants des 2 contrées la possibilité de se parler, se voir, s’entendre, organiser des visio-conférences … grâce aux outils internet qu’on met désormais à leur disposition.

Un  principe simple et  évident :

  • Si une commune de la Baie a un filleul au Pays Dogon, il est naturel que toutes ses actions humanitaires soient tournées vers son filleul , ses habitants ou leurs structures (son hôpital vers l’hôpital ami ; le lycée d’ici vers le lycée de là-bas ; etc …), et donc leurs enfants  pour tout ce qui est scolaire … même principe pour  tous les dons des entreprises d’ici, ou des particuliers, dès lors que ces dons figurent sur la liste des objets que nous acceptons, stockons et transportons : santé, scolarité, femmes, etc …car nous nous ne prenons pas tout ( les vêtements, chaussures, jouets, .. ne sont pas admis pour le moment : on verra plus tard)
  • Si une commune d’ici choisit pour projet principal d’aider les femmes à ne plus porter l’eau sur la tête en lui finançant des pousse-pousse, une autre commune choisira peut-être un autre projet .. ou peut-être le même … à chacun le sien .. C’est à la commune d’en décider, pas à nous … Tapama est là pour les mettre en œuvre le projet, pas pour choisir à la place des donateurs …

Jacquy PRUDOR